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Palabres de voyageurs

Cinéma de l'imaginaire

Lundi 16 février 2009

Qualifié par les uns de magnifique audace et par les autres de pop-corn movie, « la guerre des mondes » réalisée par Spielberg est, de fait, la seconde adaptation cinématographique du roman de H.G. Wells.


Le célèbre réalisateur s’est donc attaqué à forte partie pour les amateurs du genre qui attendent une nouvelle version d’une œuvre classique et finalement « sacrée », sur le thème du méchant envahisseur venu de l’espace. A mon sens, l’intérêt majeur de la fiction de Wells était de montrer que l’humain est lui-même un étranger sur sa propre planète, qu’il y réside simplement auprès d’une multitude d’autres organismes et que, comme les autres organismes, ils sont toujours en proie à la multitude d’imprévus qui s’y produit perpetuellement.
Le personnage principal du roman est d’ailleurs complètement dépassé par les évènements et ne devra sa survie qu’à la nature même de l’atmosphère terrestre, mortellement incompatible avec celle des affreux martiens envahisseurs.

Le film de Spielberg a été encensé à juste titre par la plus grande partie de la presse, pour la qualité époustouflante des effets spéciaux, la maîtrise des techniques visuelles qui donnent au film la noirceur absolue d’un monde devenu pour l’homme un véritable chaos. En revanche, je reste dubitative au sujet de la « profondeur » que le réalisateur aurait souhaité donné à l’intrigue.


A l’instar d’une chroniqueuse de SF Mag n°56 qui explique que « les plans sont magnifiques et qu’en plus on a droit à Tom Cruise en vedette, alors pas de quoi se priver », j’aurai souhaité de la part de ce magasine spécialisé un peu plus de subtilité quant au sujet censé charmer les amateurs de SF.

Quoi qu’il en soit, la fin bâclée du film, ne laisse pas le temps de mesurer le sens profond que Wells aurait souhaité donner à son histoire, celle de la puissance des forces naturelles que l’humain ne maîtrisera jamais (quand bien même l’humanité aurait choisit de nommer son Dieu Tom Cruise).

Par Troltinet
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Mardi 9 décembre 2008

Synopsis : Affaibli par la Seconde Guerre Mondiale, le gouvernement du Japon met en place un projet de "développement accéléré" pour relancer son activité économique. Mais le chômage augmente considérablement et, dans les grandes agglomérations, la surpopulation et l’extrême pauvreté entraînent une hausse alarmante de la criminalité. Des groupes anti-gouvernementaux s’organisent et occasionnent de graves troubles.
Le gouvernement créé alors une section de défense composée d’une armée d’élite, les « Panzers » qui sont de véritables machines à tuer.

Chargé d’anéantir sans sommation les membres rebelles de la « secte », un Panzer faille à sa tâche au cours d’une de ses missions. Le temps d’une hésitation, il laisse l’occasion à une jeune fille de se suicider en faisant exploser la bombe qu’elle transportait. Hanté par cette mort, le soldat semble extrêmement affecté.

 
Si Troltinet avait eu un cœur, il en aurait pris un sacré coup…
Sur la jaquette du DVD de Jin Roh, elle a vu écrit : « résultat exceptionnel », « projet ambitieux et abouti », « œuvres tétanisante d’intelligence et de beauté »… Et bien, ces commentaires disent vrai !

 
L’instrument qui sert de mâchoire à Troltinet s’est mis progressivement à pendouiller durant la projection. Et finalement, les yeux comblés, éblouies par tant de richesses, ils ont exprimés leur béatitude en laissant couler quelques larmes euphoriques.

Euphoriques ?... Non en réalité, le sujet du film, parcequ’il est exceptionnellement bien rendu, provoquerait plutôt un sentiment de désolation.

Plongé au cœur d’une uchronie où l’on suppose que le Japon aurait cédé à la tentation totalitaire aprés la seconde guerre mondiale, Jin Roh est une histoire d’amour qui met en exergue l’affirmation "l’homme est un loup pour l’homme". Pas d’échappatoire possible à cela car même dans les contes de fées, le chaperon rouge finit toujours par être dévorée.

 

... même si le loup n’est pas toujours celui qu’on croit.





Par Troltinet
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Mercredi 26 novembre 2008

De l’avis de Troltinet, ce film américain librement inspiré du recueil de nouvelles d’Asimov portant le même nom, vaudra particulièrement le coup d’être visionné en ayant débroussailler quelques notions élémentaires :

 

Premièrement et principalement, c’est the big Isaac Asimov lui-même qui a inspiré le scénario de ce film, et ça déjà, ça interpellerait n’importe qui, même un novice en la matière, n’est-ce pas ?

 

Non ?...

Alors voyez ce qui est dit sur le site du cafard cosmique en cliquant sur ce portrait 

 

Secondo, dans ce recueil (datant de 1950) apparaissent pour la première fois les fameuses Trois Lois de la Robotique autour desquelles l’intrigue du film d’Alex Provas se joue.

 

Première loi : Un robot ne peut porter atteinte à un être humain ni, restant passif, laisser cet être humain exposé au danger.

Deuxième loi : Un robot doit obéir aux ordres donnés par les êtres humains, sauf si de tels ordres sont en contradiction avec la première loi.

Troisième loi : Un robot doit protéger son existence dans la mesure où cette protection n'est pas en contradiction avec la première ou la deuxième loi.

 

 

Ces Trois Lois, inventées et largement exploitées par Asimov, lui ont permis d’imaginer des récits mettant en scène les failles des machines dans l’interprétation de ces prescriptions. Par exemple : un robot peut-il, restant passif, laisser un humain fumer une cigarette ?

De même, certains robots agiront bizarrement, et tout l’intérêt sera alors de découvrir comment les vices de raisonnement peuvent aboutir à une situation inverse à celle préconisée par ces lois.

 

 

Synopsis du film : Chicago, en 2035, les robots sont pleinement intégrés dans la vie quotidienne de l’humanité. Alferd Lanning, un des pères fondateurs de la robotique positronique, , est retrouvé mort. L'officier de police Del Spooner ne croit pas au suicide de son ancien ami. Il tient donc à découvrir le meurtrier, et ses premiers soupçons se tournent vers un robot nommé Sonny. Comment serait-ce possible cependant puisque tous les robots sont soumis, lors de leur construction aux trois lois de la robotique ?

 

Explosions d’effets spéciaux et cabrioles de cascades en tout genre. Les amateurs de roulés-boulés spectaculaires seront ravis et les philosophes de comptoir aussi… car le film met en scène un robot nommé Sonny particulièrement intelligent. Sonny est tellement évolué qu'il a conscience de lui-même et de la finalité de son existence. Peut-on alors lui octroyer la même valeur et les mêmes droits qu'à un être humain ?

Par Troltinet
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Jeudi 9 octobre 2008

 

 

Synopsis :

En 1945, sur l’île de Jersey, Grace attend toujours le retour de son mari parti combattre au front. Dans sa demeure victorienne isolée, la jeune femme élève ses enfants, Anne et Nicholas, dans la plus grande solitude et… dans la plus grande obscurité car les deux enfants sont atteints d'une maladie rare qui les empêche de s’exposer à la lumière du jour.

Trois domestiques viennent se présenter au manoir pour proposer leur service. Grace accepte de les accueillir à condition de respecter la règle vitale pour ses enfants : aucune porte ne doit être ouverte avant que la précédente n'ait été fermée.




Sans effets spéciaux, sans une goutte de sang, sans excès de folie de la part des personnages…

Rien de tout ça… Et l'effet produit est fantastique.

La qualité est garantie par un scénario parfaitement maîtrisé qui distille progressivement en nous des mini-doses anxiogènes. L'angoisse monte et s'installe tranquillement jusqu’à l’épouvante du dénouement.

Les pièces innombrables du château et le labyrinthe de portes ajoutent à l’atmosphère terrible de ce huis clos fantomatiques…


L’ampleur de la surprise finale (qui peut être comparée à celle du thriller fantastique de
M. Night Shyamalan : "Sixième sens") est garante d’une délicieuse panique comme celle que nous aimions ressentir lorsque, enfants, nous nous délections d’histoires effrayantes jusqu’à nous en faire claquer les dents.

Par Troltinet
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Lundi 6 octobre 2008


 Synopsis :
Après avoir été injustement envoyé dans une prison
australienne pendant quinze ans, Benjamin Barker s'évade et regagne Londres pour se venger de l'infâme Juge Turpin qui à l’époque, le condamna pour lui ravir sa femme Lucy et son bébé. Sous le nom de Sweeney Todd, il retourne dans son ancienne boutique de barbier, située au-dessus de la boulangerie de Mme Nellie lovett. Celle-ci lui explique que Lucy se suicida après avoir été violée par le juge Turpin.

Sweeney Todd est le nom d'un tueur en série du folklore anglais du XIXème siècle dont l'histoire a donné lieu à des adaptations au théâtre et au cinéma.
L’histoire de ce psychopathe est fondée sur des faits plus ou moins avérés qui se seraient déroulé à Londres où un barbier tranchait la gorge de ses clients et se débarrassait de leurs cadavres avec la complicité de sa maîtresse qui en farcissait les tourtes qu'elle vendait dans son échoppe.
Les bases de cette histoire, construite autour du meurtre et de l’anthropophagie ont assuré le succès et la pérennité de la série des Sweeney Todd.

A l’instar de notre cher Comte Dracula adapté par Coppola, Le Sweeney Todd de Tim Burton est un amoureux très fâcheusement contrarié ce qui lui permet de légitimer sa cruauté sous le prétexte fallacieux de la vengeance. Dans le scénario, on retrouve aussi de fortes affinités vengeresses avec le Comte de Monte-Cristo d’Alexandre Dumas.

Le petit + de Wikipédia :
En 1387, une histoire identique et reconnue comme véridique se déroula en France
. Un nobliau de Touraine de passage à Paris,avait voulu se faire raser avant de se présenter à sa famille, et avait failli avoir la gorge tranchée par un barbier. En prévenant la maréchaussée, il avait permis la découverte d'un trafic terrible : le barbier coupait le cou aux clients de passage, puis fournissait à son voisin le pâtissier de quoi fabriquer des pâtés en croûte renommés dans la ville toute entière.

Par Troltinet
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