Je suis ravie, Benjamin.
Souvent je t'ai croisé sans jamais chercher à te connaître vraiment.
Aujourd'hui, mes yeux se posent plus attentivement sur tes créations.
Elles sont là. Elles m'interpellent et elles me parlent.
Benjamin Carré est un jeune artiste français dont les
illustrations couvrent des oeuvres de grandes renommées et pour cause : son travail est splendide. En une image, c'est une histoire entière qui défile dans les circuits neuronales de
Troltinet. Le mouvement, l'intention, l'expressivité nous sont offerts avec force.
Couverture de L'échiquier du mal de Dan Simmons
Couverture de Beau comme un aéroport de Douglas Adams
Couverture de La guerre des mondes de H.G. Wells
Par Troltinet
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Le monde, tous droits réservés / Claude Ecken.- Le Bélial, 2005.- 361
p.
Sélection de douze des meilleurs récits de Claude Ecken (de son vrai nom Claude
Eckenschwiller),qui propose autant de visions de notre futur possible.
Par exemple, dans « l'unique », il dénonce les pièges du génie génétique où l'uniformisation des génomes rendent les humains tous
égaux. Il décrit une dérive politique qui interdit la pratique du suicide dans « la dernière mort d'Alexis Wiejack ». Dans « Le monde, tous droits réservés », l'auteur imagine
des organes de presse qui auraient le pouvoir de copyrighter l'information pour s'en assurer l'exclusivité… une perspective qui met finement en relief les problématiques actuelles liées aux
droits d'auteurs et à la diffusion de l'information.
Bon souvenir de ce recueil qui apporte de l'eau au moulin de la gamberge et qui a emporté le
Grand Prix de l'Imaginaire 2006 pour les nouvelles françaises... Cocoricoo...
Par Troltinet
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Lumière
Vagues d'eau et de feu
Chaleur, délicatesse, espoir
Merci aux arcanes du soleil, de la tempérance et de l'étoile. Merci à la rune de la joie. Merci au talent de Klimt. Merci aux doux rêves de Troltinet
Par Troltinet
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L'Indicible Gonchain, vous vous souvenez ? Dans la contrée des Zondes, il avait un jour bouclé le bec à une Souriette Miscka de grande envergure.
Voilà un représentant de la bête.
Elle me rappelle vaguement quelqu'un... mais qui ?
Qui ?
Gadez les 'tits gneux de la souriette, les ti pas mignons les 'tits gneux ??
Neverwhere / Neil Gaiman.- Ed. J'ai lu,
1996.- 325 p.
« Bienvenue dans le Londres d'en Bas. Bienvenue dans une histoire qui se moule dans les contours du conte, où
l'issue de la quête n'est pas de trouver ce que l'on est venu chercher, mais de se trouver, soi. De grandir les yeux ouverts. »
Neverwhere c'est la cœxistence
de deux réalités : celle bien établie de notre monde et celle magique et violente du monde d'en Bas. Pour que l'effet soit maximum, Neil Gaiman choisit de mettre en scène son histoire dans
la mégapole moderne de Londres.
Héros malgré lui, Richard Mayhew a eu l'humanité de porter
secours à un être du monde d'en Bas. Le lendemain même, il se voit glisser à grande vitesse vers ce monde qui l'emmène et qui nous emmène de concert en féerie. Il disparaît purement et simplement
des souvenirs de ses contemporains, tandis qu'il découvre la société qui peuple les soubassements de Londres.
Pour qui veut bien regarder la vie avec étonnement et
émerveillement, comme un enfant en somme, nos grandes citées se peuplent de folies féeriques, de créatures magiques et souvent sanguinaires.
Je m'arrête un instant sur le duo admirables de Mr Croup et Mr Vandemmar
qui représentent les grands méchants de l'histoire. Et les grands méchants, ça me connaît. Ceux-là sont tout bonnement extraordinaires. Les rencontrer a été un moment succulent de terreurs et de
fascinations. Opposés en tout point (la rhétorique subtile de l'un garantissant la bestialité écoeurante de l'autre), ils se rejoignent en une paire de psychopathes cruels aussi impitoyables que
farceurs.
Soyez bien convaincu d'une chose : rien que pour ces deux monstres, rien que pour assister à leurs apparitions sanguinaires et burlesques, Neverwhere
vaut vraiment le coup d'être visité.
Par Troltinet
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Palabres de voyageurs