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Palabres de voyageurs

Samedi 12 juillet 2008

Le Styx coule à l'envers / Dan Simmons.- Paris : Ed.Gallimard, 2002.- 360 p.- (Folio SF-99).

 

 

 

 

En bonus, et dans cette édition, une préface de Harlan Ellison et une introduction de l'auteur pour chacune de ses nouvelles.

Troltinet a particulièrement apprécié de découvrir comment, lors d'un atelier d'écriture, Simmons a révélé son talent avec sa toute première nouvelle intitulée le Styx coule à l'envers.


Résumé : Lorsque sa mère décède, le héros du récit a huit ans…Profondément accablé, son père décide de confier le corps aux soins des Résurrectionnistes, institut légal qui grâce à une technologie de pointe, ramène les morts à la vie… Pourtant le retour de la morte ne procure qu'angoisses et frustrations supplémentaires, car les « résurrectionnés », tel des morts-vivants, ne ressentent plus d'émotion et restent étranger à la vie. Le désespoir gagne alors toute la famille.

 

 

Le Styx coule à l'envers est une nouvelle sombre et douloureuse qui permet à Dan Simmons de montrer combien le renoncement à ce que l'on aime le plus peut être salutaire pour éviter de se détruire soi-même.

 

 

Mais comment font ces auteurs pour trouver des trucs pareils ? C'est époustouflant !

Par Troltinet - Publié dans : Chroniques littéraires
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Samedi 5 juillet 2008

Synopsis : Itinéraire de trois personnages dans une sombre mégapole rongée par la corruption et la violence.

Marv, un colosse tout juste sorti de prison cherche à venger la mort de Goldie, une prostituée qui lui a offert la plus belle nuit de sa vie.

Dwight veut protéger une jeune serveuse de son ancien petit ami, un dangereux flics rippoux.

Hartigan, un policier proche de la retraite, sauve une petite fille des griffes d'un violeur pédophile qu'il abat de plusieurs balles, le réduisant à l'état de légume. Mais le père du psychopathe est un sénateur corrompu qui compte bien se venger...

 

Sin City est l'adaptation à l'écran la plus fidèle de comics américains. Ceux-ci avaient été écrits et dessinés par Frank Miller.

 

Le scénario du film est inspiré de trois tomes (1, 3 et 4) emblématiques de Sin City sur lesquels Troltinet s'est ruée avec exaltation et elle a trouvé ô merveilles des merveilles, un travail graphique exceptionnel entièrement réalisé en noir et blanc avec une touche de couleur qui vient flasher l'œil de temps en temps.
Bien entendu, cet aspect se retrouve dans le film : Une fille aux yeux bleus azurs au milieu d'un monde grisâtre, des lèvres rouges pétantes pour cette autre femme qui va bientôt mourir, un personnage complètement fêlé dont les extrémités jaunes sales inspirent le dégoût et la puanteur.

 

Film choc, voir choquant qui ne
peut... (que dis-je !) qui ne doit pas laisser indifférent. Pourtant la violence inouïe qui le transperce n'est pas parvenue à écoeurer la Troltinet (qui n'aime pas les films gores d'habitude, non, non, vraiment pas je vous assure) peut-être parcequ'elle aura deviné le clin d'œil de
Quentin Tarantino, qui a accepté de tourner une scène du Grand Carnage, contre un cachet symbolique de un dollar.
Or, Troltinet aime les films de Quentin Tarantino et elle a apprécié de savoir qu'il avait participé à cette ô merveille de merveille de putain de film.

 




 

 

Voilà les références des BD :

 

1- Sin City (The Hard Goodbye) Vertige Graphic et Rackham, 1994

2- J'ai tué pour elle (A Dame to Kill for) Vertige Graphic et Rackham, 1995

3- Le Grand Carnage (The Big Fat Kill) Vertige Graphic et Rackham, 1996

4- Cet Enfant de salaud (That Yellow Bastard) Vertige Graphic, 1997

5- Valeurs familiales (Family Values) Vertige Graphic, 1997

6- Des filles et des flingues (Booze, Broads & Bullets) Vertige Graphic, 1999

7- L'Enfer en retour (Hell and Back) Rackham, 2001

 

Par Troltinet - Publié dans : Cinéma de l'imaginaire
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Samedi 5 juillet 2008

Les Brigades fantômes / John Scalzi.- Ed. Atalante, 2008.- 407 p.- (La dentelle du cygne).

 

 

Les Eneshans, les Rraeys et les Obins se sont alliées pour combattre l'Union Coloniale terrienne. Charles Boutin, un humain « vrai-né » serait à l'origine de ce ralliement qui risque bien de mettre l'humanité en péril.

Grâce aux gènes de Boutin et à l'enregistrement numérique de sa conscience, les Forces de Défense utilisent leur technologie de pointe pour créer un clone et y implanter cette conscience afin de comprendre les motivations de Boutin et enrayer le massacre à venir.

Jared sera donc le fruit de cette belle histoire de guerre. Une copie conforme d'un traître, améliorée physiquement par les technologies des Forces spéciales, une parfaite machine de guerre. Pourtant il s'ouvre à la vie sans que le transfert de la conscience de Boutin ne puisse aboutir. Sa mémoire est donc vierge.

Ainsi, Jared vivra ses propres expériences au sein des « Brigades fantômes » au sein desquelles il est affecté, jusqu'à ce que s'éveille en lui des bribes de mémoires de Boutin...

 

Les Brigades fantômes fait suite à « Le vieil homme et la mer » qui avait déjà reçu un bon accueil auprès des critiques de SF. D'après le cafard cosmique, « voilà enfin une suite qui surclasse l'original ». Je ne m'empresserais pas de le contredire car je n'ai pas lu le premier volume. En revanche, mon avis pour ce volume-ci est plutôt favorable… un univers bien ficelé, une réflexion autour de l'alien qui nous pousse à relativiser notre compréhension et notre perception de l'autre, un large questionnement sur la construction identitaire et la liberté individuelle… beaucoup d'humour et de suspens… Bref, d'excellents moments à la fois légers et intelligents.

 

 

Quatrième de couverture : Tu t'appelles Jared. Ta mère est une cuve et ton esprit n'est pas le tien. Tu as parlé à soixante secondes, marché à deux minutes et pris la navette à une heure dix.
Ton avenir ? Il ne t'appartient pas.
A deux semaines, tu intégreras le corps d'élite des Forces de défense coloniale, les Brigades fantômes. Au nom de l'humanité, toi qui n'es pas vraiment humain. Mais l'esprit-qui-n'est-pas-le-tien grandit en toi. Cet esprit qui, ailleurs, planifie la destruction de l'humanité. Au nom de quoi, au nom de qui ?
Et toi, que choisiras-tu, Jared ?

 

 

Références de la trilogie de John Scalzi

1- Le vieil homme et la guerre / Ed. Atalante, 2008.-(La dentelle du cygne).

2- Les brigades fantômes / Ed. Atalante, 2008.-(La dentelle du cygne).

3- La dernière colonie / Ed. Atalante, 2008.-(La dentelle du cygne).

 

Ces trois tomes peuvent être lu indépendamment.

 

Par Troltinet - Publié dans : Chroniques littéraires
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Samedi 5 juillet 2008

L'intitulé Space Opéra désigne un grand genre de la science-fiction.


Afin de s'en souvenir, Troltinet pense à un "Opéra dans l'espace" et elle imagine d'emblée le travail de Stenley Kubrick et d'Arthur C. Clark autour de "L'Odyssée de l'espace".

 

Le Space Op voit universellement large, grand, énorme, monumental. Il donne aux auteurs une occasion d'observer et d'explorer d'autres mondes, d'autres sociétés, d'autres formes d'intelligence.



 

Voici des extraits évocateurs de ce monstre de la science-fiction :

 

¯The diva dance : Il doce suono 

Résumé: Opéra de Gaetano Donizetti reprit par Eric Serra dans le film franco-américain de Luc Besson Le cinquième éléments.

 


¯

Intelligentsia :

Space Opéra Interstella

 

Par Troltinet - Publié dans : Clips à cliquer
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Mardi 1 juillet 2008

L'art de la Fantasy / Martin McKenna.- Ed. Le Pré aux Clercs, 2008.- 192 p.- 29 €

 

Et un savoureux recueil de près de 200 pages pour les gourmands
d'art graphique, un !

 

 

Voilà un bel ouvrage qui nous sert sur un plateau les œuvres de 80 très bons artistes. C'est un délice !

 

Je signale tout de même l'existence d'une petite touche d'amertume dans la recette, une manœuvre commerciale s'étant glissée dans le titre secondaire « le meilleur de l'illustration Fantasy contemporaine » car justement les plus grands noms n'apparaissent pas ici.

 

En revanche, assortiment d'illustrateurs renommés et bouquet de nouveaux talents sont servis sur petits canapés de commentaires frais et enrichissants : la quatrième de couverture indique d'ailleurs sans mensonge cette fois, que l'heureux lecteur trouvera des explications sur les sources d'inspiration, les techniques et les histoires cachées derrière le travail des artistes.

 

Si l'amateur ne l'avait pas déjà découvert, il apprendre notamment qu'Adobe Photoshop est le logiciel privilégié de nos merveilleux artistes qui semblent se délester de leurs pinceaux et de leurs papiers volants au profit d'une mise en mémoire de leur palette graphique. Deux avantages liés à ces nouvelles techniques de peinture : rapidité d'exécution et extrême précision pour un résultat époustouflant.

Par Troltinet - Publié dans : Illustrateurs
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