Des morts. Des morts partout.Des morts qui sortent de leur trou pour se reconstituer tant bien que mal (et on imagine plutôt mal que bien). Aujourd’hui, ils déambulent dans les rues, impassiblement, en soufflant des hahouuu suintants qui donnent aux êtres, aux choses, au monde, une tout autre tonalité…
Hier, la vie suivait son court. Aujourd’hui les morts traquent leur tour.
Pour le narrateur de cette histoire, la vie bascule à grande vitesse vers un tout autre horizon.
Alors quoi ? Une histoire remachouillée de zombies ? Voilà ce que Troltinet ose vous proposer ?
Eh bien oui ! Sans rebondissement spectaculaire, sans effets spéciaux. Un scénario basique et prévisible. C’est ce que Andrevon nous offre avec beaucoup de générosité. Car il le fait brillamment à travers le regard morne d’un narrateur qui analyse froidement une situation désespérée. Andrevon n’a aucune raison de nous expliquer ce que nous savons déjà tous sur les zombies, il s’applique à poser d’autres questions qu’il désigne modestement comme de la philosophie de comptoir. Les amateurs d’horreur et de bouillons d’hémoglobines n’y trouveront peut-être pas vraiment leur compte. Andrevon nous met juste la pression qu’il faut, tranquillement, progressivement. Il harponne notre attention et la tire mollement vers un étau qui se referme, un piège littéraire à s’en bouffer la cervelle… C’est un déconcertant moment à passer.
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De l’avis de Troltinet, ce film américain librement
inspiré du recueil de nouvelles d’Asimov portant le même nom, vaudra particulièrement le coup d’être visionné en ayant débroussailler quelques notions élémentaires :
Cette novella intelligente est une dystopie (une
contre-utopie), dont le personnage principal, monsieur Théodore est extraordinairement ordinaire et parfaitement imbuvable.
Troltinet met aujourd’hui à
l’honneur l’ouvrage « Carnet de croquis, archives de féerie » de Jean Baptiste Monge.
Palabres de voyageurs